Ecoat - Economie circulaire, de la prise de conscience à l’action

L’économie circulaire peut se définir comme un processus vertueux de création et de fabrication de produits ou de services ; une conception que tous les acteurs économiques ont intérêt à adopter, car elle est aussi vecteur d’innovation et source de rentabilité future.

Pour Gilbert Delahaye, Président de la commission Développement durable à la Chambre de Commerce et d’Industrie régionale, "quand on fabrique un produit, on a la responsabilité de celui-ci, de sa conception jusqu’à son recyclage. Il est essentiel d’avoir à l’esprit cette notion de cycle de vie, au-delà de sa propre intervention dans cette chaîne globale". L’expert considère qu’il devient urgent d’en prendre conscience. "La protection de l’environnement, la rareté des matières premières, la nécessité de la valorisation des produits en fin de vie… tout nous commande à raisonner économie circulaire. D’ailleurs à l’avenir il y aura sans doute des lois et réglementations à ce sujet, ce sera plus coercitif".

Pour les services aussi, les principes de l’économie circulaire peuvent être pris en compte. "C’est une leçon du développement durable et une responsabilité sociétale des entreprises ; le fait de travailler non pas isolément mais en réseau, dans une filière ou avec des partenaires, poursuit Gilbert Delahaye. L’économie circulaire crée des liens, on travaille avec ses voisins pour mutualiser, on cherche des partenaires pour collaborer, c’est passionnant !". On raisonne en effet sur un service global et sur l’utilisation réelle des produits et services. Par exemple, quand on sait que les propriétaires de bateaux les sortent 8 jours par an, on peut imaginer de nouveaux usages.

Aller plus loin

L’économie circulaire est la raison d’être de la start-up Ecoat. "Nous fabriquons des bio-polymères pour servir de liants aux fabricants de peinture, explique Matthieu Sonnati, Directeur technologique de l’usine roussillonnaise. Nos liants sont bio-sourcés c’est-à-dire que les matières premières sont issues de la biomasse d’origine végétale ou animale". Ecoat récupère des déchets, par exemple des dérivés d’huiles végétales, qui sont décomposés et reconstruits chimiquement pour fabriquer les bio-polymères. "Dans notre modèle économique, nous tenons évidemment compte des contraintes financières, le prix des matières premières et la rentabilité de notre entreprise, poursuit l’ingénieur. Aujourd’hui, cela marche et on peut aller plus loin, par exemple trouver de nouvelles filières de déchets". Il forme un vœu pour finir, que l’économie circulaire devienne au cœur du raisonnement des industriels.

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